Affiche du film Calendrier meurtrier
Affiche du film Calendrier meurtrier

Calendrier meurtrier

1989 97 minutes Couleur 19 juillet 1989
Tous publics

Un film de Pat O'Connor

Un ex-policier au tempérament excentrique, reprend du service pour tenter de mettre fin à une série de 11 meurtres commis par un tueur psychopathe.

Un ex-policier au tempérament excentrique, reprend du service pour tenter de mettre fin à une série de 11 meurtres commis par un tueur psychopathe.

Autour du film

Calendrier meurtrier sur Amazon Prime Video : Lien

Alors que fleurissent les calendriers de l'avent, je vous propose en cette période de Noël de revenir sur le thriller Calendrier meurtrier mettant en scène un policier loufoque sur la trace d’un serial Killer. Calendrier meurtrier fait parti de ces films comme Les Banlieusards de Joe Dante que j’ai découvert sur la célèbre chaine cryptée au début des années 90, et pour lequel je garde un souvenir ému. J’étais donc curieux de le revoir sur Amazon Prime Video. Au final, le film conserve une certaine originalité, mais s’avère maladroit quand il essaye de mixer la comédie et le thriller.

Le film est interprété par des comédiens de premier ordre qui ont connu l’honneur de gravir le tapis rouge aux Oscars ou bien à Cannes. On retrouve ainsi à l’écran Susan Sarandon (Thelma et Louise), Harvey Keitel (La Leçon de piano), Rod Steiger (Sur les quais de Kazan ou Dans la chaleur de la nuit), Alan Rickman (Piège de cristal ou Truly Madly Deeply) sans oublier Danny Aiello (Do the Right Thing). Pour interpréter le couple vedette, la production a engagé la jeune Mary Elizabeth Mastrantonio qui avait été nominée à plusieurs prix avec La Couleur de l'argent et le sémillant Kevin Kline, un comédien chevronné, oscarisé pour Un poisson nommé Wanda, qui aura eu l’honneur de jouer devant les caméras de sacrés réalisateurs comme Alan J. Pakula (Le Choix de Sophie) Ang Lee (Ice Storm) ou Robert Altman (The Last Show).

Pour réussir un long-métrage, un solide casting ne suffit pas. Il faut encore un réalisateur à la tête du projet et un script de qualité. Le producteur du film Norman Jewison, plutôt connu comme cinéaste avec des oeuvres comme Rollerball et L'Affaire Thomas Crown, a choisi le réalisateur Pat O'Connor pour diriger Calendrier meurtrier. D’origine britannique, celui-ci s’était fait un nom en signant dans son pays d’origine des longs-métrages comme Cal sélectionné à Cannes. Quant au scénariste du film, John-Patrick Shanley, il venait de remporter la statuette dorée l’année précédente pour Clair de lune réalisé par un certain… Norman Jewison. Auréolé d’un prix Pulitzer, John-Patrick Shanley est également un dramaturge reconnu et honoré dans son pays.

Il est clair qu’au moment où on lance le film, on s’attend à du lourd de la part d’une équipe aussi prestigieuse, que ce soit devant ou derrière la caméra.

Une heure et demie après, le constat est sans appel. Nous avons affaire à un film sympathique, mais dispensable. Les auteurs voulaient dynamiter les scènes de suspens avec des éléments comiques mais le mélange des genres ne prend pas. Si certaines séquences fonctionnent plutôt bien comme la poursuite abracadabrantesque qui conclut le film, d’autres scènes semblent avoir été improvisées sur le plateau et ne servent strictement à rien d’un point de vue dramaturgique. On pense particulièrement aux débats entre le préfet et le maire où Rod Steiger, la bave aux lèvres, pousse des gueulantes face caméra. On remarque alors que de nombreuses séquences sont filmées en champ contre champ sans avoir recours à un plan d’ensemble pour réunir les comédiens à l’écran. Il est clair que certains acteurs n’ont tout simplement pas tourné ensemble. Ce long-métrage donne l'impression d'avoir été filmé à partir d’un embryon de script qui a conduit les comédiens et le réalisateur à bricoler au jour le jour pour donner à l’ensemble une « relative » cohérence.

Plusieurs hypothèses peuvent néanmoins expliquer le résultat final plutôt décevant.

La réponse la plus probable est liée à la grève initiée en 1988 par les syndicats de scénaristes américains aux USA. Il est probable que John-Patrick Shanley, qui s’était fait le porte-parole du mouvement aux Oscars cette année-là, n’a pas finalisé son script alors que le tournage était déjà calé. Comme pour de nombreux autres longs-métrages sortis début 89, Calendrier meurtrier  souffre souvent d’un scénario qui semble être resté à l’état d’ébauche, ce qui expliquerait le caractère improvisé de nombreuses séquences.

Le film a dû également souffrir du désordre qui régnait à l’époque au sein du studio MGM où chacun tirait la couverture à lui en espérant sauver sa place. La célèbre major était alors mal en point et s’apprêtait à être vendue au sulfureux homme d’affaires Giancarlo Parretti via le Crédit lyonnais. Il est probable que le rachat du studio a conduit certains exécutifs à expédier la mise en chantier de ce long-métrage pour des questions purement financières et administratives.

En l’état, Calendrier meurtrier est un long-métrage inégal qui aura tenté d’apporter de l’humour et de la légèreté dans le domaine du thriller sans vraiment y parvenir vraiment. Néanmoins pour son final tordant et le personnage de peintre joué par Alan Rickman, le film mérite d'être découvert !

Mad Will

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Photo de Kevin Kline
Photo de Susan Sarandon
Photo de Harvey Keitel
Photo de Danny Aiello
Photo de Rod Steiger

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