Affiche du film A jamais
Affiche du film A jamais

A jamais

2016 90 minutes Couleur 07 décembre 2016
Tous publics

Un film de Benoît Jacquot

Rey, un cinéaste, tombe amoureux de Laura, beaucoup plus jeune que lui. Il fait fi de l'opinion de son entourage et veut l'épouser. Isabelle, un ancien amour, le prévient : un jour Laura le quittera. Pour s'éviter le chagrin de la perte, il enfourche sa moto qui s'encastre sous un camion. Accident, suicide ? Laura, seule désormais dans leur grande maison au bord de la mer, se pose beaucoup de questions. Elle commence à entendre des bruits étranges. C'est Rey qui revient la hanter. Est-ce la réalité ou sa raison qui la quitte ? Elle veut élucider ce mystère...

Rey, un cinéaste, tombe amoureux de Laura, beaucoup plus jeune que lui. Il fait fi de l'opinion de son entourage et veut l'épouser. Isabelle, un ancien amour, le prévient : un jour Laura le quittera. Pour s'éviter le chagrin de la perte, il enfourche sa moto qui s'encastre sous un camion. Accident, suicide ? Laura, seule désormais dans leur grande maison au bord de la mer, se pose beaucoup de questions. Elle commence à entendre des bruits étranges. C'est Rey qui revient la hanter. Est-ce la réalité ou sa raison qui la quitte ? Elle veut élucider ce mystère...

Autour du film

Tout va très vite entre Rey l’acteur (Mathieu Amalric) et Laura la performeuse (Julia Roy). Ils se rencontrent, ils s’aiment, ils se marient, il meurt. Alors qu’elle se retrouve physiquement seule, Laura manque moins que jamais de compagnie.

Lorsqu'un poète en rencontre un autre, écrit Bachelard, il ne lui demande qu’une seule chose : « Comment se porte votre solitude ? ». C’est ce type de rapport qu’entretiennent Rey et Laura qui ont tous deux choisi de faire de leur vie la matière de leur art. L’habitude de fréquenter ses habitants intérieurs permet à la jeune épouse de ne pas s’effondrer à la mort de son mari, mais de le reconvoquer pour le garder vivant à l’intérieur d’elle.

En situant l’action dans une demeure de bord de mer fouettée par le vent, traversée de crissements énigmatiques, Benoît Jacquot construit une ambiance digne du Horla. La bande originale, fiévreuse, parfait cette évocation du glissement de la psyché vers une aliénation à considérer ici dans son sens le plus littéral. En effet, si Rey écrivait dans son journal intime : « Je reprends possession de moi par moi et non par l’autre », c’est l’expérience inverse que tente Laura. Au gré de ces explorations identitaires, libre à nous d’ouvrir le gros dossier de la dialectique du moi et de l’autre : l’autre n’est-il jamais qu’une projection de mon esprit ? Ou bien, au contraire, ne sommes-nous jamais que les autres que nous avons intériorisés ? Ou encore, si l’on dépasse la contradiction, nos constructions identitaires ne sont-elles jamais que des co-constructions ?

F.L.

Réalisateur
Genre
Nationalité

Casting

Photo de Mathieu Amalric
Photo de Elmano Sancho
Photo de Jose Neto
Photo de Hugo Pedro
Photo de Rui Morisson

Générique

Photos

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