Affiche du film People That Are Not Me
Affiche du film People That Are Not Me

People That Are Not Me

2016 80 minutes Couleur 24 octobre 2018
Tous publics

Un film de Hadas Ben Aroya

Joy est une jeune femme qui entretient une relation d’amour-haine avec ses rapports sexuels occasionnels. Tout son univers se résume à son appartement et à la rue dans laquelle il est situé, la même rue où vit aussi son ex, celui qui refuse tout contact avec elle. Joy tente désespérément de le reconquérir, refusant de le laisser partir jusqu’à ce qu’elle tombe sur Nir, un intellectuel bavard, qui dit et fait ce qu’il veut.

Joy est une jeune femme qui entretient une relation d’amour-haine avec ses rapports sexuels occasionnels. Tout son univers se résume à son appartement et à la rue dans laquelle il est situé, la même rue où vit aussi son ex, celui qui refuse tout contact avec elle. Joy tente désespérément de le reconquérir, refusant de le laisser partir jusqu’à ce qu’elle tombe sur Nir, un intellectuel bavard, qui dit et fait ce qu’il veut.

Autour du film

Curieux film que ce premier long métrage de la réalisatrice israélienne Hadas ben Aroya. Presque anthropologique le film décrit une jeunesse déroutée et déroutante, qui n’a de repères que sur les réseaux sociaux, comme si elle avait perdu la notion de la rencontre physique, « dans la vraie vie ».

Le personnage principal Joy (jouée par la réalisatrice) ne veut pas rester seule, ne supportant pas la séparation d’avec son petit ami. Elle fait alors un peu tout et n’importe quoi pour … on ne sait trop d’ailleurs, compenser son manque affectif ? Remplir la vacuité de ses journées ? Se prouver qu’elle existe ? Elle provoque des rapports avec un bon ami Nir, étudiant logorrhéique et azimuté, ou avec un homme de passage, mais cela ne marche pas vraiment, agissant lors de ces rencontres comme sur son smartphone, d’une façon directe, voire brutale et toujours maladroite, comme si elle pouvait faire et défaire une relation de la même façon que l’on aime ou on n’aime plus sur les réseaux sociaux. Pourtant le personnage est attachant, il n’a aucune mauvaise intention, bien au contraire. On le voit à plusieurs occasions chercher à plaire à l’autre, mais toujours sans s’engager, ou en tout cas en pensant que cela ne l’engage pas.

La réalisatrice filme ces instants de vie de façon très directe dans des plans serrés sans fioritures, sans effets superflus, collant ainsi adroitement à son propos.

Est-ce là le portrait d’une jeunesse en quête de sens et sans moyens d’y parvenir ? Si c’est le cas, le constat est lourd. Les réseaux sociaux ont perverti le sens du mot « connecté » en faisant perdre le mode d’emploi des relations humaines. Est-ce le futur et très proche monde auquel la réalisatrice pense que l’on va aboutir ?

Quoi qu’il en soit, ce film est important car il fait prendre conscience que quelque chose ne va pas dans la façon dont les relations sociales et humaines évoluent, et oblige le spectateur à se questionner à ce propos. Du grain à moudre, donc.

Laurent Schérer

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