Affiche du film Parvana, une enfance en Afghanistan
Affiche du film Parvana, une enfance en Afghanistan

Parvana, une enfance en Afghanistan

2017 94 minutes Couleur 27 juin 2018
Tous publics

Un film de Nora Twomey

En Afghanistan, sous le régime taliban, Parvana, 11 ans, grandit dans une famille aimante auprès d'un père lecteur et écrivain public. Un jour, des hommes dans la rue interpellent celui-ci, lui demandant que sa fille se couvre mieux la tête. Le père de Parvana les toise, ce qui lui vaut d'être arrêté. C'est une catastrophe pour la famille qui se retrouve bientôt sans argent. Le régime interdit aux femmes de travailler et d'acheter, seules, de la nourriture. Parvana décide alors de sacrifier sa longue chevelure afin de se faire passer pour un garçon et ainsi gagner sa vie. Elle compte bien également faire sortir son père de prison...

En Afghanistan, sous le régime taliban, Parvana, 11 ans, grandit dans une famille aimante auprès d'un père lecteur et écrivain public. Un jour, des hommes dans la rue interpellent celui-ci, lui demandant que sa fille se couvre mieux la tête. Le père de Parvana les toise, ce qui lui vaut d'être arrêté. C'est une catastrophe pour la famille qui se retrouve bientôt sans argent. Le régime interdit aux femmes de travailler et d'acheter, seules, de la nourriture. Parvana décide alors de sacrifier sa longue chevelure afin de se faire passer pour un garçon et ainsi gagner sa vie. Elle compte bien également faire sortir son père de prison...

Autour du film

A Kaboul, sous le régime taliban, la jeune Parvana accompagne tous les jours son père au marché où il gagne sa vie en tant que lecteur et écrivain public. Du jour où son père est arrêté, la loi coranique interdisant à toute femme de se trouver dans l’espace public si elle n’est pas accompagnée d’un homme, la petite fille n’a d’autre choix que se faire passer pour un garçon pour continuer à aller gagner de l’argent et rapporter de quoi nourrir sa famille.  

   On se souvient des années après de l’adaptation cinématographique de Persépolis, qui popularisa l’enfance iranienne de son auteure, Marjane Satrapi. Avec sa jeune héroïne tout aussi mutine (mais grandissant au sein d’une famille beaucoup moins aisée), Parvana a la même ambition de témoignage historique mêlé d’exigence graphique, qui lui permettra aussi, nous l’espérons, de rester gravé dans les esprits.

   Le nouveau film d’animation de Cartoon Saloon (Brendan et le secret de Kells, Le Chant de la mer) articule habilement à l’histoire principale ancrée dans la réalité historique celle d’un vieux conte afghan transmis par le père lettré. Alors que les premières séquences sont dessinées de façon à imiter la prise de vue réelle, avec ses profondeurs de champ et ses clair-obscur réalistes, les secondes obéissent davantage à des lois géométriques, avec leur esthétique de collage et leurs motifs sphériques. Les deux histoires entrent en résonance puisque la bravoure du héros du conte aiguillonne la persévérance de Parvana, soulignant par là même l’influence morale positive d’une culture profane que le régime taliban aimerait bâillonner.

   Fable pacifiste et féministe montrant les horreurs de la guerre et la bêtise du fondamentalisme, Parvana laisse aussi entrevoir à travers les grands yeux couleur émeraude de l’héroïne, le garde-fou que constitue la culture pour rester humain face à la barbarie. Une sagesse universelle.

Florine Lebris

Réalisateur
Distribution
Nationalité

Générique

Photos

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