Affiche du film Promising young woman
Affiche du film Promising young woman

Promising young woman

2021 114 minutes Couleur 26 mai 2021
Tous publics

Un film de Emerald Fennell

Tout le monde s’entendait pour dire que Cassie était une jeune femme pleine d’avenir... jusqu’à ce qu’un évènement inattendu ne vienne tout bouleverser. Mais rien dans la vie de Cassie n’est en fait conforme aux apparences : elle est aussi intelligente que rusée, séduisante que calculatrice et mène une double vie, dès la nuit tombée. Au cours de cette aventure passionnante, une rencontre inattendue va donner l’opportunité à Cassie de racheter les erreurs de son passé.

Tout le monde s’entendait pour dire que Cassie était une jeune femme pleine d’avenir... jusqu’à ce qu’un évènement inattendu ne vienne tout bouleverser. Mais rien dans la vie de Cassie n’est en fait conforme aux apparences : elle est aussi intelligente que rusée, séduisante que calculatrice et mène une double vie, dès la nuit tombée. Au cours de cette aventure passionnante, une rencontre inattendue va donner l’opportunité à Cassie de racheter les erreurs de son passé.

Autour du film

Promising Young Woman de la réalisatrice britannique Emerald Fennell, fait partie du genre « rape and revenge », (viol et vengeance) à l’instar d’un Revenge de Coralie Fargeat ou d’un Hevn de Kjersti Steinsbø.

On découvre Cassie (Carrey Mulligan, qui porte le film de bout en bout) saoule, effondrée sur un canapé dans une boite de nuit. Un homme lui propose ses services pour la raccompagner. Mais celui-ci n’a pas l’intention d’agir en tout bien tout honneur. Bien au contraire, il cherchera à profiter de « l’aubaine » et donc de la femme. Mais il ne sait pas qu’il s’agit d’un piège. Tant pis pour lui.

Promising Young Woman se laisse regarder avec une certaine délectation pour peu que l’on s’identifie à la vengeresse. Pourtant, la réalisatrice semblant ne pas toujours aller au bout de sa logique, son film se révèle au final assez gentillet et politiquement correct, malgré une avant-dernière séquence où les rôles inversés transforment la perversité en jubilation.

Après un début où l’on décrit les soirées mouvementées de la justicière piégeant de potentiels agresseurs sexuels, le scénario rentre dans une histoire plus complexe qui nous permet à la fois de comprendre les motivations du personnage principal, et de donner un peu plus d’épaisseur au déroulement de l’histoire. Une amie de l’héroïne, Nina Fischer, ayant été violée au cours d’une « soirée » et devant témoins par d’autres étudiants pendant ses études de médecine, Cassie décide de la venger à sa façon.

Si le scénario semble cousu de fil blanc, ne possédant ni la force du film de Coralie Fargeat ni la subtilité de celui de Kjersti Steinsbø, il n’en est pas moins intéressant par deux aspects : d’abord par la quête de rédemption de Cassie qui se sent coupable de n’avoir pas su empêcher le drame subit par son amie, ce qui est peut-être une meilleure grille de lecture que celle proposée par l’équipe marketing d’un film vendu comme un thriller noir, et ensuite par son propos sur le consentement. Par le biais de sa traque, notre héroïne expose en fait très clairement ce qu’est le consentement et la responsabilité, non seulement des acteurs, mais aussi des témoins et de ceux qui laissent faire. Le film va donc plus loin qu’une simple application de la loi du talion, en dénonçant tous ceux qui s’accommodent d’un système dans lequel le consentement féminin est accessoire et le désir du mâle prévalant.

Laurent Schérer

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