Affiche du film Les Bienheureux
Affiche du film Les Bienheureux

Les Bienheureux

2017 102 minutes Couleur 13 décembre 2017
Tous publics

Un film de Sofia Djama

A Alger, en 2008, quelques années après la guerre civile, Samir emmène Amal dans un bon restaurant pour fêter leur vingtième anniversaire de mariage. Pendant le trajet, le couple en profite pour faire le bilan : Amal voudrait quitter un pays mal en point, contrairement à son époux, qui estime nécessaire de supporter les contraintes de ce quotidien difficile. Fahim, leur fils, traîne son ennui dans les rues de la ville. Avec ses amis étudiants, Feriel et Reda, ils sont à la recherche d'un tatoueur...

A Alger, en 2008, quelques années après la guerre civile, Samir emmène Amal dans un bon restaurant pour fêter leur vingtième anniversaire de mariage. Pendant le trajet, le couple en profite pour faire le bilan : Amal voudrait quitter un pays mal en point, contrairement à son époux, qui estime nécessaire de supporter les contraintes de ce quotidien difficile. Fahim, leur fils, traîne son ennui dans les rues de la ville. Avec ses amis étudiants, Feriel et Reda, ils sont à la recherche d'un tatoueur...

Autour du film

   A Alger, un couple d’intellectuels (Sami Bouajila & Nadia Kaci, tous deux très justes) restés au pays alors qu’ils auraient eu la possibilité d’émigrer en France comme nombre de leurs amis, se déchire à propos de l’avenir de leur fils (Amine Lansari). Pendant ce temps celui-ci débat passionnément dans sa chambre avec ses meilleurs amis, dont l’un (Adam Bessa) est attiré par le salafisme, et l’autre (merveilleuse Lyna Khoudri) par le communisme.

   Quelque part à la confluence de Je danserai si je veux (Maysaloun Hamoud) et de L’Avenir (Mia Hansen-Løve), Les bienheureux est un délice d’érudition et de grâce sur la crise de la cinquantaine d’un ménage algérien. Sa réalisatrice Sofia Djama donne en effet une place prépondérante à la vie intellectuelle de ses personnages. Dans des dialogues de la plus belle facture, ceux-ci évoquent leurs lectures, débattent de leurs idées politiques et métaphysiques ou claironnent du Léo Ferré. Pour autant, Sofia Djama ne commet pas la maladresse d’en faire de purs esprits, les saisissant dans les situations les plus concrètes de leur quotidien, lorsqu’ils font la vaisselle, renversent leur café ou parlent à leur animal domestique... Tout cela concourt à faire des Bienheureux un savant mélange de réalisme du fond et de stylisation de la forme. On apprécie ainsi que les acteurs incarnant la jeune génération n’aient pas dix ans de plus que leurs personnages et ne portent pas des vêtements anormalement soignés, car leur naturel confère au film l’irremplaçable chaleur de l’authenticité. Un véritable coup de cœur !

F.L.

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