Affiche du film Douce France
Affiche du film Douce France

Douce France

2020 95 minutes Couleur 16 juin 2021
Tous publics

Un film de Geoffrey Couanon

Amina, Sami et Jennyfer sont lycéens en banlieue parisienne, dans le 93. A l’initiative de 3 de leurs professeurs, ils se lancent dans une enquête inattendue sur un gigantesque projet de parc de loisirs qui implique de bétonner les terres agricoles proches de chez eux. Mais peut-on avoir le pouvoir d’agir sur un territoire quand on a 17 ans ? Drôles et intrépides, ces néo-citoyens nous emmènent à la rencontre d'habitants de leur quartier, de promoteurs immobiliers, d'agriculteurs et même d'élus de l'Assemblée Nationale. Une quête réjouissante qui bouscule les idées reçues et ravive notre lien à la terre !

Amina, Sami et Jennyfer sont lycéens en banlieue parisienne, dans le 93. A l’initiative de 3 de leurs professeurs, ils se lancent dans une enquête inattendue sur un gigantesque projet de parc de loisirs qui implique de bétonner les terres agricoles proches de chez eux. Mais peut-on avoir le pouvoir d’agir sur un territoire quand on a 17 ans ? Drôles et intrépides, ces néo-citoyens nous emmènent à la rencontre d'habitants de leur quartier, de promoteurs immobiliers, d'agriculteurs et même d'élus de l'Assemblée Nationale. Une quête réjouissante qui bouscule les idées reçues et ravive notre lien à la terre !

Autour du film

Ils s’appellent Amina, Jennyfer et Sami, ils sont élèves d’une classe de 1 ère ES du Lycée Jean Rostand de Villepinte. Accompagnés par leurs professeurs, ils enquêtent sur le projet d’EuropaCity dans le cadre d’un projet interdisciplinaire sur la thématique du territoire. Tourné sur une année, le film documentaire Douce France met en lumière au fil des saisons ce projet d’un autre temps qui, d’après le réalisateur Geoffrey Couanon, est l’exemple criant d’une politique d’aménagement du territoire en totale inadéquation avec les enjeux sociaux et écologiques.

Ces jeunes, pas forcément au départ très au courant du projet, vont l’examiner en détail. Ils découvrent au fur et à mesure du déroulement de leurs investigations les intérêts financiers, le lobbying, les arguments émotionnels, la manipulation, les fakes news, les chiffres pipés (par exemple le projet va créer beaucoup d’emplois sans dire qu’il va en sacrifier plus, localement), les raisonnements retors, bref la vie « économique » . Ces lycéens qui prendront au fur et à mesure conscience de la notion d’engagement,  apprennent à maitriser l’argumentation, rencontrent des habitants, des employés, des commerçants, un agent immobilier, en essayant à chaque fois de peser le pour et le contre. Ainsi, ils n’hésitent pas à venir travailler un temps à la ferme pour se rendre compte de la réalité de la terre et du métier d’agriculteur. Ce sont avant tout des adolescents tout simplement curieux et avides d’apprendre.

Ils se saisissent alors de toutes les opportunités pour rencontrer les décideurs, directeurs du projet, élus, maire, député et leurs pas les mèneront jusqu’à l’Assemblée nationale. Pour paraphraser le film de Coline Serreau, à un désordre local ils cherchent une solution globale.

Même si le projet EuropaCity a été abandonné, ce film reste d’actualité car il montre comment on peut construire le monde d’après. En mettant en scène une démarche particulière qui met l’économie au service de la société et non l’inverse, ce long-métrage ne donne pas de leçon en disant ce qu’il faut faire, mais construit une réflexion, une méthode, qui peut s’appliquer à n’importe quel sujet.

Quelques soient leurs projets futurs et professionnels, ces lycéens attachants, qui doutent et se remettent en question avec humour, en tirent un nouvel art de vivre : s’écouter et réfléchir ensemble à leur avenir. Un laboratoire de la démocratie pour vivre dans le monde d’après.

Laurent Schérer

Réalisateur
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