Affiche du film Après la tempête
Affiche du film Après la tempête

Après la tempête

2016 118 minutes Couleur 26 avril 2017
Tous publics

Un film de Hirokazu Kore-Eda

Ryota, au lieu de persévérer dans une carrière d'écrivain, perd son temps en travaillant comme détective privé. Et surtout perd son argent en pariant sur des courses cyclistes. Divorcé, il ne parvient pas à payer la pension alimentaire et ne donne pas le bon exemple à son jeune fils. Kyoko, son ex-femme, excédée, est en train de refaire sa vie. Alors qu'une tempête se prépare, Yoshiko, la mère de de Ryota, demande à son fils et à son ex-belle-fille de passage chez elle de rester pour la rassurer. Ils s'exécutent mais sentent le piège. C'est l'occasion des mises au point et peut-être d'un nouveau départ...

Ryota, au lieu de persévérer dans une carrière d'écrivain, perd son temps en travaillant comme détective privé. Et surtout perd son argent en pariant sur des courses cyclistes. Divorcé, il ne parvient pas à payer la pension alimentaire et ne donne pas le bon exemple à son jeune fils. Kyoko, son ex-femme, excédée, est en train de refaire sa vie. Alors qu'une tempête se prépare, Yoshiko, la mère de de Ryota, demande à son fils et à son ex-belle-fille de passage chez elle de rester pour la rassurer. Ils s'exécutent mais sentent le piège. C'est l'occasion des mises au point et peut-être d'un nouveau départ...

Autour du film

La facétieuse grand-mère (Kiki Kilin) du petit Shingo (Yoshizawa Taiyo) a une devise qu’elle applique aussi bien à ses petits plats qu’aux êtres humains : « Il faut laisser refroidir une nuit pour que le goût infuse ». Au prétexte qu’un typhon se profile, elle s’arrange pour réunir chez elle le temps d’une nuit les deux parents séparés de Shingo (Abe Hiroshi & Maki Yoko) qu’elle espère voir se rabibocher.

   « N’est-ce pas l’inutile qui rend ce monde aimable ? », questionnait Ozu dans Bonjour. C’est aussi une thématique centrale de ce nouveau cru de Kore-Eda (Nobody knows, Still walking, Tel père, tel fils…), dont le protagoniste, Ryota, est un père qui, se targuant d’être écrivain, est jugé improductif par un entourage à l’esprit bien plus terre à terre. Détective privé pour mettre du beurre dans les épinards, notre artiste dans l’âme a une vue imprenable sur la mesquinerie ordinaire de son prochain, et préfère rêver à un destin plus noble que de s’avouer qu’il n’est lui-même qu’un adulte ayant renoncé à ses ambitions d’enfant. Avec un regard ironique mais jamais acerbe, le réalisateur croque tous ces hommes se complaisant dans la procrastination à laquelle ils trouvent toujours, grâce au langage, des prétextes fallacieux qui leur permettent de garder la face à leurs propres yeux. En confrontant Ryota à son fils, Kore-Eda oblige son personnage à reconnaître les limites de ses mensonges, qui ne lui sont d’aucun recours dans la relation pédagogique où il lui importe de transmettre, outre ses tares ataviques, quelques qualités. A travers le personnage-vigie de la grand-mère, qui a pu observer les hommes assez longtemps pour dégager des lois du comportement humain et comprendre le sens profond des dictons populaires, la digne relève d’Ozu élève enfin sa petite histoire de famille au niveau de la fable existentielle. Face à ses personnages qui s’accrochent à ce qu’ils auraient aimé être ou jalousent le futur de ceux qui les quittent, il invite à renoncer à « fomenter des rêves inaccessibles » et à « accepter de devenir le passé de quelqu’un » pour pouvoir enfin vivre au présent et continuer à avancer. Tout un programme...

F.L.

Réalisateur
Genre
Distribution
Nationalité

Casting

Photo de Hiroshi Abe
Photo de Kirin Kiki
Photo de Yôko Maki
Photo de Taiyô Yoshizawa
Photo de Satomi Kobayashi
Photo de Sôsuke Ikematsu
Photo de Isao Hashizume

Générique

Photos

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