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La solitude du coureur de fond

The Loneliness of the Long Distance Runner

|
1962
|
104 minutes
|
Noir et blanc
Affiche du film La solitude du coureur de fond Par un soir d'hiver, à Notthingham, Colin Smith et son comparse cambriolent une boulangerie et s'enfuient avec la caisse. Le jeune Colin est arrêté et aussitôt envoyé en maison de redressement. Là, le directeur va vite découvrir ses talents de coureur de fond. C'est pendant ces longues courses solitaires que le jeune homme s'évade en rêveries, déroule le film de sa vie passée, avec ses douleurs familiales et ses joies amoureuses.

Casting

Rôle : Colin Smith
Rôle : Mike
 

Réalisateur

Date de ressortie

20/09/2017

Genre

Nationalité

Distribution

Classification

Tous publics

Critique de la rédaction

Notre critique CCSF

La solitude du coureur de fond est haut sur la liste des films qui ont construit mon amour du cinéma, et, au-delà, ma personnalité. Car ayant vu ce film pendant mon adolescence il a non seulement été un vecteur de cinéphilie, mais il a aussi produit chez moi une complète empathie avec le héros, adolescent incompris qui a quelque chose à prouver.  En effet ce film se fait l’apologie du « c’est moi qui décide de ce que ma vie sera et comment je la mène » sentiment qu’a forcément partagé tout adolescent en construction. De plus le déroulement de l’histoire n’a rien à envier aux meilleurs thrillers.

On pourrait objecter qu’il s’agit d’un thème rebattu car finalement il s’agit du propre de tout récit initiatique. Mais ce qui fait l’originalité de ce film c’est sa capacité à nous faire partager les réflexions intimes du personnage lorsqu’il s’échappe pour de longues séances d’entrainement de course à pied. Cette « solitude du coureur de fond » est « l’espace à soi » de l’adolescent, moment où personne ne lui donnera d’ordre et lui dira quoi faire, moment où son esprit est libre de toute contrainte extérieure, moments de liberté pure. Cette liberté il aura fallu la conquérir, il faudra en profiter, il faudra la préserver, il faudra lui donner un sens. Nous ne sommes donc pas dans le cadre d’un film à la Harry Potter ou à la Hunger games, ou les héros se construisent essentiellement par l’action et doivent sauver le monde, mais dans un film ou l’action est le « pas de côté », qui n’en sera pas moins lourd de conséquences puisque notre héros est censé marcher droit et courir longtemps.

En ce qui concerne la grammaire cinématographique le réalisateur s’emploie à des expérimentations tant sur la bande son dans le traitement de voix que dans la construction du scénario (flash-backs mélangés au séquences présentes, novateur pour l’époque -1962-), sans parler d’un image sublime.

Le réalisateur Tony Richardson (un des fondateurs du free cinéma, nouvelle vague britannique) signe là un de ses meilleurs films, peut-être parce qu’il tire de son expérience personnelle une partie de la matière de ce film, accompagnant l’interprétation magistrale de Tom Courtenay dont c’est la première apparition au cinéma et le début d’une longue carrière.

L.S.

Publié le 20/09/2017
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