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Brooklyn Yiddish

Menashe

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2017
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82 minutes
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Couleur
Affiche du film Brooklyn Yiddish Borough Park, quartier juif ultra-orthodoxe de Brooklyn. Menashé, modeste employé d'une épicerie, tente de joindre les deux bouts et se bat pour la garde de son jeune fils Ruben. En effet, ayant perdu sa femme, la tradition hassidique lui interdit de l'élever seul. Mais le Grand Rabbin lui accorde de passer une semaine avec son fils ; l’ultime occasion pour Menashé de prouver qu’il peut être père dans le respect des règles de sa communauté.

Casting

Rôle : Menashe
Rôle : Fischel
Rôle : Ruben
 

Date de sortie

25/10/2017

Genre

Nationalité

Classification

Tous publics

Critique de la rédaction

Notre critique CCSF

 Lorsque Menashe (Menashe Lustig) perd sa femme, qui s’occupait de toutes les choses pratiques à sa place, il se retrouve seul face à son impuissance. Mais, parce qu’il est Juif hassidique, sa communauté lui impose un nouveau cadre. Selon ses règles, s’il veut conserver la garde de son fils (Ruben Nyborg), il doit impérativement se remarier, ce dont il n’a pas du tout envie. Profondément attaché à son fils, dernier élément structurant sa vie et auquel il s’accroche donc désespérément, il va essayer de se plier aux règles de la communauté.

Joshua Z Weinstein, chef opérateur sur de nombreux documentaires, s’est d’abord immergé dans la communauté hassidique de New York, dont il était curieux. C’est là qu’il a rencontré Menashe qui l’a tellement ému qu’il a décidé d’en faire la matière de son film. Œuvre épurée, Brooklyn Yiddish parvient à nous toucher en tant que spectateur par sa retenue, sa délicatesse et l’amour que porte le réalisateur à son interprète principal dont le prénom est même le titre du film aux USA.

Le réalisateur dresse le portrait d’un personnage qui essaie d’avancer tout en respectant la tradition hassidique. Combat difficile dont le corps maladroit de l’acteur témoigne à chaque instant en accumulant les maladresses. La gaucherie de Menashe est avant tout le signe d’une culpabilité, celle d’un homme qui a ressenti un soulagement à la mort de sa femme qu’il n’avait jamais réellement aimée. C’est en s’occupant de son fils, en assumant pleinement ses responsabilités et ses pensées, qu’il finit par se réconcilier avec lui-même et finalement avec les autres. Au final, le film n’est pas une critique d’une communauté, mais milite pour que l’individu ne soit jamais écrasé par le groupe.

Tendre, amusant, porté par une mise en scène précise, Brooklyn Yiddish dresse le portrait d’un père qui se bat pour sa dignité et qui finit par se retrouver.

Mad Will et F.L.

Publié le 23/10/2017
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