Que Dios nos perdone

Que Dios nos perdone

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2016
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125 minutes
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Couleur
Affiche du film Que Dios nos perdone Madrid, été 2011. La ville, plongée en pleine crise économique, est confrontée à l’émergence du mouvement des « indignés » et à la visite imminente du Pape Benoît XVI. C’est dans ce contexte hyper-tendu que l'improbable binôme que forment Alfaro et Velarde se retrouve en charge de l'enquête sur un serial-killer d’un genre bien particulier. Les deux inspecteurs, sous pression, sont de surcroît contraints d’agir dans la plus grande discrétion... Une course contre la montre s’engage alors, qui progressivement les révèle à eux-mêmes ; sont-ils si différents du criminel qu'ils poursuivent ?

Casting

Rôle : Javier Alfaro
Rôle : Andrés Bosque
 

Date de sortie

09/08/2017

Genre

Nationalité

Distribution

Classification

-12 ans avec avertissement

Critique de la rédaction

Notre critique CCSF

Après L’homme au mille visages et La colère d’un homme patient, le cinéma ibérique propose avec Que dios nos perdone un nouveau thriller haletant qui s’inscrit dans la "nouvelle vague" du polar espagnol amorcée par La Isla minima où le naturalisme côtoie la critique sociale.

Le cinéaste espagnol Rodrigo Sorogoyen, réalise ici un polar efficace que l’on pourrait résumer ainsi : un policier soupe au lait traque un serial killer de mamies.

Rien n’est alors laissé au hasard pour mener le spectateur vers une implacable résolution des crimes sordides montrés à l’écran (âmes sensibles s’abstenir). Les embûches semées sur le parcours de l’enquêteur mis à pied rapidement de son emploi d’inspecteur de police, du fait de son caractère vindicatif, ainsi que la ruse et le manque total de scrupules du criminel, font que la confrontation entre ces deux caractères fortement trempés ne peut que provoquer des étincelles menant à un éblouissant feu d’artifice d’actions ou d’attentes stressantes menées à un rythme trépidant.

En plus, le spectateur pourra y voir un regard critique de la société espagnole et de ses institutions, en particulier celles d’une police peu efficace et d’une église trop facilement prête à fermer les yeux. Le scénario ne s’inscrit pas par hasard au moment de la visite du pape dans le cadre des JMJ à Madrid en avril 2011... La ville avec ses embouteillages et ses colères sociales est ici traitée comme un véritable personnage qui ralentit la progression de l’enquête et amplifie encore la sensation d’étouffement portée par le scénario.

Un film à ne pas manquer pour les amateurs du genre.

L.S.

Publié le 31/07/2017
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