Affiche du film In Fabric
Affiche du film In Fabric

In Fabric

2018 118 minutes Couleur 20 novembre 2019
-12 ans

Un film de Peter Strickland

Célibataire depuis que son mari l'a quittée, Sheila est décidée à retrouver l'amour, pour pimenter son quotidien avec son fils. Durant les soldes de janvier, elle visite un magasin où elle est intriguée par une étrange robe rouge sang. Miss Luckmoore, la vendeuse, finit par la convaincre que le vêtement l'aidera à ensorceler ses prétendants. Mais la robe n'est pas un bout de tissu comme un autre. La portant, Sheila ressent très vite des démangeaisons et découvre sur son corps d'impressionnantes irritations. Et quand elle la met à la machine, l'appareil semble s'autodétruire… Le vêtement est sans doute maudit.

Célibataire depuis que son mari l'a quittée, Sheila est décidée à retrouver l'amour, pour pimenter son quotidien avec son fils. Durant les soldes de janvier, elle visite un magasin où elle est intriguée par une étrange robe rouge sang. Miss Luckmoore, la vendeuse, finit par la convaincre que le vêtement l'aidera à ensorceler ses prétendants. Mais la robe n'est pas un bout de tissu comme un autre. La portant, Sheila ressent très vite des démangeaisons et découvre sur son corps d'impressionnantes irritations. Et quand elle la met à la machine, l'appareil semble s'autodétruire… Le vêtement est sans doute maudit.

Autour du film

In fabric de Peter Strickland est un film dévorant dont des images fragmentaires hantent encore mes souvenirs presque un an après l’avoir vu au PIFFF. Des visions encore très fortes de ce  magnifique film chatoyant aux images teintées du rouge des étoffes, du sang ou du feu  Pourtant, à bien y réfléchir, je ne me rappelle que très vaguement du l’histoire de cette robe tueuse qui s’adapte à celles (et celui) qui la portent en passant de corps en corps : des fashion victimes au sens propre. Celles qui sont happées par la mode sont ici tuées par cette robe serial killer.

Adossées à une BO extraordinaire les images sont créées pour être marquantes, hypnotiques et cela fonctionne. Le spectateur est alors entrainé dans un vertige dont il ne saisit pas toujours l’origine à travers ce maelstrom de couleurs et de formes.

Mélangeant l’humour, l’horreur pure, l’érotisme, le réalisateur britannique déstabilise son spectateur par un montage fabuleux maitrisé de bout en bout. Celui-ci perd ses repères, d’autant plus que la trame narrative n’est pas linéaire. Mais s’il perd pied, le spectateur a toujours de quoi se raccrocher in extremis, emporté par ce film sensitif, cette expérience visuelle et sonore, presque olfactive quand on devine l’odeur enivrante des parfums et celle détestable du sang et des fumées, et surtout tactile tellement on a envie de toucher et de saisir cette étoffe assassine. Ici,  il n’y a plus de standards du film de genre, ni pour les suivre, ni pour les transgresser. Peter Strickland  a fait un pas de côté et offre une œuvre à part , scotchante, quasi démoniaque par sa puissance d’envoutement.

L.S.

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