Il semblerait que vous utilisiez un bloqueur de publicités : nous respectons cela. Mais parce que notre site a besoin de vivre, nous vous invitons à nous faire un don.
Merci d'avance ! L'équipe de Chacun Cherche Son Film.

Ne coupez pas !

Kamera o tomeru na !

|
2017
|
96 minutes
|
Couleur
Affiche du film Ne coupez pas ! « Mais c'est impossible » s'écrie le réalisateur Higurashi quand on lui propose de réaliser un film de zombies sans budget, en un seul plan-séquence et pour une diffusion en direct. Le court-métrage de 37 minutes qui en résulte est effectivement bien décevant, les acteurs jouent mal, les décors sont sans intérêt et en plus la caméra tremble.,Mais tout commence réellement après le court-métrage : transporté un mois auparavant, le spectateur découvre alors le film sous un nouvel angle en suivant les coulisses de la production, depuis le moment où la chaîne de télévision a proposé au réalisateur ce projet impossible jusqu'au tournage du film.

Casting

Rôle : Higurashi
Rôle : Chinatsu
 

Date de sortie

24/04/2019

Nationalité

Distribution

Classification

Tous publics avec avertissement

Critique de la rédaction

Notre critique CCSF

Ne coupez pas ! du réalisateur japonais Shinichiro Ueda est un petit film de zombie qui n’a rien à envier aux plus grands. Tourné en huit jours avec un budget ridicule de 27 000 dollars et présenté au Japon à sa sortie dans une seule salle, le public lui réservera une telle ovation que le film fera le tour du monde pour atterrir en France au Paris International Fantastic Film Festival où nous avons eu la chance de le voir au Max Linder dans une salle en délire. Il est ainsi nécessaire de voir le film de bout en bout et d’une seule traite (visionnage en salle obligatoire, donc) pour en apprécier toute la saveur. En effet, le film est constitué de deux parties qui se font écho et qu’on ne peut faire autrement que de voir à la suite... sans coupure.

Il s’agit d’abord un film drôle, jubilatoire et jouissif.  La langue ne possède pas d’adjectif assez fort digne de caractériser l’état dans lequel le spectateur se retrouve à la fin. À la sortie une seule envie, y retourner pour en apprécier la profondeur. Car non content d’être un film de zombie trash avec tripes, boyaux, et hurlements, le film traite du thème de la complicité familiale et de la bonne humeur liée à l’envie du travail créatif en commun. On verra par exemple à plusieurs reprises une photo du réalisateur dans le film avec sa fille sur ses épaules, annonciatrice de la pyramide humaine finale. La chaleur des relations intrafamiliales entre le réalisateur, sa femme, et sa fille déteint ainsi sur toute l’équipe du tournage. D’autre part, dans un film de zombies où l’on est censé montrer le chaos, puisque les films de zombies présentent le plus généralement le dérèglement de la société non préparée à ce genre d’événement, il est intéressant de voir que le film présente une organisation au 1/10ème de seconde et au millimètre près pour réussir à filmer en un seul plan séquence (d’où le titre du film) et nous apporter ce petit joyau qui est tout sauf un film « à l’arrache ».

Réussite technique, réussite humaine, réussite pour le spectateur qui est mort de rire à la fin du film et qui n’a plus qu’à renaitre pour la séance suivante.

L.S.

Publié le 20/03/2019
Vous avez aimé cet article ? Nous avons besoin de vous pour faire vivre ce site. Soutenez-nous en faisant un don.
Abonnez-vous à notre page Facebook et suivez-nous sur les réseaux sociaux : Twitter Instagram

Critiques de la communauté

Si vous souhaitez écrire une critique, vous devez d'abord vous identifier.