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We the Animals

We the Animals

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94 minutes
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Couleur
Affiche du film We the Animals Dans le nord de l'Etat de New York, dans les années 1980, trois frères vivent dans des conditions misérables. Alors qu'il étouffe de plus en plus dans un environnement familial difficile, Jonah, 9 ans et cadet de la fratrie, fuit son quotidien difficile à travers des écrits et des dessins dans un cahier qu’il garde précieusement. Il parle des rapports violents entre ses parents englués dans leur vie et qui ont fait leurs enfants trop jeunes, de la différence qui se fait jour entre ses frères qui reproduisent les attitudes de leur père et lui. Il évoque ce voisin adolescent sur lequel son regard s'attarde de plus en plus souvent…

Casting

Rôle : Paps
Rôle : Ma
Rôle : Jonah
 

Réalisateur

Date de sortie

13/03/2019

Genre

Nationalité

Distribution

Classification

Tous publics avec avertissement

Critique de la rédaction

Notre critique CCSF

Pour son premier film de fiction, le documentariste Jeremiah Zagar adapte le roman semi-autobiographique de Justin Torres, We the animals. Les « animaux » sont Jonah, dix ans, et ses deux grands frères Manny et Joël. Ils habitent une banlieue américaine industrielle, sans grand intérêt mais redoutable terrain de jeu. Comme une tribu, la fratrie est inséparable, « c’est nous trois » martèle Jonah en voix-off. Souvent livrés à eux-mêmes à cause de l'emploi du temps de leurs parents, les trois garçons mènent une vie de bohème, en mangeant comme ils peuvent et en trainant dans les champs plus qu’à l’école. En grandissant, les choses dégénèrent : les disputes des adultes deviennent plus fréquentes, le père plus violent, et la complicité du trio s’estompe.

A travers les yeux verts et  innocents de Jonah le cadet (le talentueux Evan Rosado) et dans un très beau 16mm grainé, Jeremiah Zagar filme une chronique familiale difficile, sans lourdeur ni jugement envers les adultes que l’on aurait vite fait de qualifier d’irresponsables. Au lieu de cela, le film est une sorte d’ode à la débrouille, où chacun fait un peu ce qu’il veut comme il peut. Un joyeux bazar également dans sa mise en scène : ellipse, mélange d’animation et de prise de vues réelles, ça bouillonne comme dans le cerveau d’un enfant.

Grâce à l’adoption du point de vue naïf de l’enfant, le film est rêveur, planant, empreint d’autant d’imagination que son jeune narrateur qui griffonne des poèmes et des dessins dans un carnet caché sous le lit. Ce journal intime est son refuge, la seule chose qu’il refuse de partager avec ses frères à qui il tente tant bien que mal de cacher ses différences. Jonah ne sait pas nager, Jonah ne veut pas quitter sa mère, Jonah est attiré par le joli ado blond de la maison d’à côté.

Malgré certaines maladresses que l’on oublie aisément, Jeremiah Zagar parvient à recréer tout l’univers fiévreux de l’enfance, la tristesse qu’on a d’être le dernier à la quitter tandis que nos aînés, hilares, sont déjà loin devant.

S.D.

Publié le 11/03/2019
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