Affiche du film L'Opéra
Affiche du film L'Opéra

L'Opéra

2017 110 minutes Couleur 05 avril 2017
Tous publics

Un film de Jean-Stéphane Bron

Pendant un an, le réalisateur Jean-Stéphane Bron a filmé le quotidien parfois mouvementé des musiciens, des danseurs, des techniciens, mais aussi des personnels administratif de l'Opéra de Paris. On y voit les ballets classiques (La Bayadère) ou des opéras grandioses (Moïse et Aaron) mais aussi les répétitions de l'orchestre sous la houlette de Philippe Jordan, les jeunes talents lyriques, dont le baryton russe Mikhail Timoshenko, les enfants qui jouent la 7e de Beethoven à l'auditorium, les solistes stars (Terfel, Peretyatko) et les tensions sociales qui peuvent surgir…

Pendant un an, le réalisateur Jean-Stéphane Bron a filmé le quotidien parfois mouvementé des musiciens, des danseurs, des techniciens, mais aussi des personnels administratif de l'Opéra de Paris. On y voit les ballets classiques (La Bayadère) ou des opéras grandioses (Moïse et Aaron) mais aussi les répétitions de l'orchestre sous la houlette de Philippe Jordan, les jeunes talents lyriques, dont le baryton russe Mikhail Timoshenko, les enfants qui jouent la 7e de Beethoven à l'auditorium, les solistes stars (Terfel, Peretyatko) et les tensions sociales qui peuvent surgir…

Autour du film

« De la musique avant toute chose. » Ce vers de Verlaine s’appliquant à la poésie pourrait tout aussi bien convenir au nouveau documentaire de Jean Stéphane Bron.

Le réalisateur de L’opéra ne s’attache pas à nous montrer les coulisses d’un spectacle particulier, cela a déjà été fait, mais il cherche à raconter cette vie en musique. Il nous donne à voir, le temps d’une saison, l’ensemble des activités de la société que constitue l’opéra. Nous sommes donc happés par les sacs et ressacs qui agitent les personnes qui y travaillent, le réalisateur montrant l’élan permanent des gens vers leurs idéaux. Ce faisant, Jean Stéphane Bron réussit un opéra dans l’opéra, en alliant la danse, le chant, la chorégraphie et tous les arts qui s’exposent ainsi dans différents tableaux.

D’autre part, il ne se borne pas à la vie artistique. En suivant le directeur, nous assistons aussi à la gestion administrative du lieu et à ses conflits, menaces de grève, diminution des budgets et augmentation des exigences de résultats. La société qui y vit est loin d’être à l’abri des contingences extérieures et des contraintes liées à la politique culturelle du moment.

Cependant, le plus fort reste la musique, car nous vibrons au chant de l’extraordinaire baryton, qui crève l’écran et qui sert de fil conducteur au film, Micha, jeune prodige russe.

Pour ne rien gâter, le réalisateur nous fait profiter de moments drôles, quand par exemple les interprètes de Moïse et Aaron s’inquiètent pour leur sécurité aux côtés d’un taureau sur la scène.

Grâce à la maîtrise technique que lui ont conférée ses précédents films eux aussi très réussis (L’expérience Blocher, Cleveland contre Wall Street), Jean Stéphane Bron nous permet de nous glisser dans l’intimité de l’institution pour le plus grand bonheur de ceux qui lui sont déjà acquis comme de ceux, gageons-le, qui n’y sont jamais allés.

Laurent Schérer

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